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1er février 1962: Asphyxiés dans un wagon entre Douala et Yaoundé (Cameroun)

Pour réduire la révolte de l'UPC, mouvement indépendantiste camerounais, Jacques Foccart, artisan de la politique africaine du général De Gaulle, crée le SDECE Afrique dont il confie la direction à Maurice Robert. La filiale camerounaise, le SEDOC, est dirigé par Jean Fochivé . Côté police, un redoutable professionnel français, Georges Conan démontre ses talents. Enfin, pour « casser » la rébellion bamiléké, Foccart envoie, à la demande du gouvernement camerounais, un corps expéditionnaire français sous la direction du général Max Briand, qui a commandé durant deux ans en Indochine le 22ème RIC « les casseurs de Viets ». Pour « éradiquer » l'UPC, Briand applique les méthodes utilisées en Indochine et Algérie : camps de regroupement, politiques de la terre brûlée, bombardements au napalm, destruction des villages.

En gare de Douala, un groupe de cinquante deux détenus, hommes, femmes et enfants est embarqué tôt le matin, le 1er février 1962, dans un wagon métallique dont la porte est verrouillée. Quand le train arrive à Yaoundé au début de la soirée, l'asphyxie a fait son oeuvre: le gendarme qui ouvre le wagon découvre vingt-cinq cadavres.

Des officiers français admettront par la suite avoir frappé trop fort.

Sources :

Mongo Beti, Le Cameroun d'Ahidjo, Les Temps Modernes, novembre 1972, n°316; Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun, édition des peuples noirs, page 70; François Xavier Verschave, La Françafrique - Le plus long scandale de la République, Stock, page 101-102.


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Jacques Morel 2003-05-03