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28 janvier 1993: Assassinat de Philippe Bernard, ambassadeur de France à Kinshasa (Zaïre)

Pour s'opposer à une évolution démocratique de son pays, avec l'élection en août 1992 de Etienne Tshisekedi comme Premier ministre par la conférence nationale, le dictateur Mobutu joue la politique du pire en incitant les militaires à se mutiner. Ces derniers pillent Kinshasa dans le but d'abattre Etienne Tshisekedi.

Faussement invité à l'ambassade de France, Tshisekedi devait y être assassiné, mais, mis au courant par l'ambassadrice des USA, Melissa Wells, celui-ci ne s'y rend pas. Les tueurs des Forces d'Intervention Spéciales arrivent à l'ambassade de France et ne trouvent que l'ambassadeur et le téléphoniste zaïrois que, dépités, ils tuent. Les auteurs seraient deux officiers chargés de la sécurité du président Mobutu, le colonel Lémy Lissika et le lieutenant Komadja. Selon la thèse officielle l'ambassadeur de France a été victime d'une balle perdue.

Implication de la France :

C'est la confusion, aucune enquête n'est ordonnée par Paris, Mobutu n'est pas condamné. Au contraire, au sommet de la francophonie à l'île Maurice, le 16 octobre 1993, Mobutu est présent, flanqué des deux assassins présumés. L'année suivante après le génocide rwandais, la France le réhabilite et le déclare élément stabilisateur de la région.

Sources :

Pascal Krop, Le génocide franco-africain, J.C. Lattès, 1994, page 131-138; Colette Braeckmann, Terreur africaine, Fayard, 1996, page 214-217.


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Jacques Morel 2003-05-03