Le prix Maurice Audin de mathématiques

A l'instigation de Gérard Tronel, il est créé, sous le patronage de la Société mathématique de France (SMF) et de la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI), un Prix de Mathématiques Maurice Audin. Ce prix s'inscrit comme prolongement d'un prix analogue créé en 1958, portant le même intitulé, et décerné de 1958 à 1963.

Il est ouvert à tous les candidats mathématiciens, titulaires d'un doctorat, en poste en France ou en Algérie.

Un Jury de cinq membres dont un Président, Pierre-Louis Lions, assisté des Présidents de la SMF et de la SMAI, désignera deux lauréats, un Algérien exerçant ses activités en Algérie et un Français ou un mathématicien, si possible non algérien, exerçant en France. Le montant du prix, pour chaque lauréat, sera de mille cinq cent euros permettant le financement du voyage et d'un séjour d'une semaine en Algérie pour le lauréat français et du voyage et d'un séjour d'une semaine en France pour le lauréat algérien.

Le prix est alimenté par une souscription. Les dons sont à adresser à :

Gérard Tronel
40 rue de l'Alma
92600 Asnières

Courriel: g.tronel@wanadoo.fr

CCP: 1456063 H Paris. Précisez "Prix Audin" au dos du chèque.


Le prix Audin de mathématiques a été décerné le 9 décembre 2004 par Pierre-Louis Lions, professeur au Collège de France à Sidi-Mohamed Bouguima, professeur à l'Université de Tlemcen, et à Anne de Bouard, chargée de recherches au CNRS à Orsay.

Anne de Bouard travaille sur les équations non linéaires dispersives et stochastiques, Sidi-Mohamed Bouguima sur les équations aux dérivées partielles.

Le prix a été remis en présence de Josette Audin et de Malika Boumendjel, veuves de Maurice Audin et de l'avocat Ali Boumendjel, « suicidé » par Aussaresses.

Pour Gérard Tronel, à l'origine du retour de ce prix naguère décerné entre 1959 et 1963, ce prix est « une tentative pour faire naître la vérité » sur la disparition de Maurice Audin, militant communiste et anticolonialiste arrêté en 1957 par les troupes françaises, et considéré depuis comme s'étant « évadé ».

Ce prix est aussi présenté comme un pont entre l'Algérie et la France, et un hommage à Maurice Audin.

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