Pas d'arrestation des présumés coupables

Dans son télégramme du 6 juillet, l'ambassadeur Yannick Gérard dont la mission est de représenter la France auprès du gouvernement intérimaire rwandais soutient que :

  • La France à intérêt à prendre ses distances avec les membres du Gouvernement intérimaire rwandais (GIR) replié à Gisenyi (appelées "autorités de Gisenyi").
  • La responsabilité des membres du GIR dans les appels au meurtre est établie
  • La France ne devrait pas se charger de l'arrestation des responsables des massacres mais faire confier de mandat à la MINUAR.

Source : Rapport de la Mission d'information parlementaire, Annexes, p. 411.

Dans son télégramme du 6 juillet, l'ambassadeur Yannick Gérard déclare :

  • Avoir décliné un entretien avec le président intérimaire Théodore Sindikubwabo et avec le ministre des affaires étrangères Jérôme Bicamumpaka
  • Le préfet de Kibuye et tous les bourgmestres de la région ont organisé les massacres
  • C'est à la MINUAR de les arrêter
  • Le chef d'état-major, Augustin Bizimungu a autorité sur les milices et sur la radio Mille collines RTLM.

Augustin Bizimungu est, selon Gérard, un organisateur du génocide, pourtant c'est lui que la France veut imposer comme interlocuteur !

Source : Rapport de la Mission d'information parlementaire, Annexes, p. 414.

Dans son télégramme du 6 juillet, l'ambassadeur Yannick Gérard affirme que :

  • Pauline Nyiramasuhuko, ministre de la famille, aurait appelé aux massacres de femmes et enfants

Source : Rapport de la Mission d'information parlementaire, Annexes, p. 415.