Le soutien de la France au parti extrémiste CDR

  • Le parti CDR est une émanation ouvertement raciste de l'ancien parti unique MRND.
  • Il rejette l'accord de cessez-le-feu signé avec le FPR le 7 mars qui oblige au retrait des troupes françaises.
  • Il rompt avec le Président Habyarimana.

Dans le télégramme diplomatique du 11 mars 1993 qui suit, l'ambassadeur de France Georges Martres, semble prendre fait et cause pour ce CDR et souhaiter le renversement du Président rwandais.

Martres

Martres

Le soutien de la France au parti CDR ne cessera pas

  • Fin 1992, la France insiste lors des négociations d'Arusha sur le partage du pouvoir, pour que la CDR fasse partie du gouvernement de transition.
  • Le 5 avril 1994, veille de l'attentat, signal du génocide, le représentant français au Conseil de sécurité des Nations Unies demande la participation de la CDR à l'Assemblée nationale transitoire.
  • Le 27 avril 1994, en plein génocide, la France affiche son soutien politique aux assassins en recevant à Paris le ministre des affaires étrangères du Gouvernement intérimaire, accompagné de l'idéologue extrémiste de la CDR, Jean-Bosco Barayagwiza, un des trois fondateurs de la radio Mille collines, qui avait lancé à un meeting en 1992 le slogan Exterminons-les à propos des Tutsi.