La France soutient les assassins en déroute

La France ne rompt pas avec le Gouvernement intérimaire (GIR)

L'ambassadeur Gérard le 7 juillet estime que :

  • Tout contact avec le GIR est inutile et nuisible.
  • Le chef d'état-major Augustin Bizimungu, qui a autorité sur les milices, est l'interlocuteur de la France
  • Il faut rompre publiquement avec le GIR

  • Paris est embarrasé mais se refuse à rompre avec le GIR

  • Alain Juppé se refuse à faire arrêter ceux qui sont connus comme les organisateurs du génocide :

    Notre mandat ne nous autorise pas à les arrêter de notre propre autorité.

    Déclaration du Ministère des Affaires Etrangères du 16 juillet, Mission d'information parlementaire, Rapport, p. 325

La France exfiltre le Gouvernement intérimaire au Zaïre

  • Des membres du Gouvernement intérimaire tente de s'installer en ZHS en particulier le président Théodore Sindikubwabo et Jérôme Bicamumpaka.
  • L'ambassadeur Gérard estime le 15 juillet qu'ils devraient être arrêtés :
  • Ils sont transportés à Bukavu par les soins de la Légion le 17 juillet.

  • C'est la France qui demande au représentant du Rwanda à l'ONU, qui siège au Conseil de sécurité, de se retirer :

    Ministère des Affaires Etrangères, Direction des affaires africaines et malgaches. Réunion du 19 juillet,
    Mission d'information parlementaire, Annexe, p. 462

  • L'armée gouvernementale rwandaise et les milices, protégées par l'opération Turquoise,
    • passent au Zaïre,
    • récupèrent leurs armes,
    • en reçoivent d'autres,
    • empêchent les réfugiés de retourner au Rwanda,
    • entreprennent des opérations pour semer la terreur au Rwanda
    • et tuent les témoins du génocide.
  • En octobre 1996, sous couvert de l'AFDL, l'armée rwandaise (APR) libère les camps de Goma et Bukavu et obligent les réfugiés à rentrer au Rwanda.